Prendre la voiture ou l'ascenseur ? Le vrai débat derrière la grande hauteur
Nécessaire, la densification verticale ne suffit pas : encore faut-il qu’elle soit désirable. Yves Cretegny, directeur des ventes du groupe Naef, revient sur la table ronde qu’il a menée à REM SWISS 2026.
La grande hauteur n’est pas une question de oui ou de non, mais de regard. C’est le fil qu’Yves Cretegny déroule dans cet échange, avec une distinction qui structure tout le débat romand : une tour peut être rationnellement nécessaire, sans être pour autant désirable pour ceux qui vivent le quartier.
Économiser du sol, libérer de l’espace public, renaturer une rivière comme au PAV genevois où deux projets de 170 mètres sont déjà planifiés, tout cela plaide pour la verticalité. Mais dans un pays où le référendum et le droit d’initiative font partie de la fabrique urbaine, la désirabilité devient une condition de faisabilité : mixité des usages, accès public aux toitures, dialogue assumé des investisseurs avec les habitants.
Sur la crise du logement, son constat est sans détour, puisque les besoins augmentent pendant que la production baisse, et il avoue son inquiétude pour l’industrie. Reste l’arbitrage qu’il pose en une phrase : préfère-t-on prendre la voiture ou l’ascenseur ?




